Résumé de Physique-Chimie – 2ère année du baccalauréat : 1Session

Physique-Chimie 2 Bac PC – Tome 1

Physique Chimie

Tome 1 – cours et activités

2 Bac PC
1ère partie : Les ondes
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Les ondes mécaniques progressives الموجات الميكانيكية المتوالية

Onde mécanique progressive

Une perturbation est une variation d’une propriété mécanique d’une partie d’un milieu matériel. Une onde mécanique est la propagation d’une perturbation dans un milieu élastique, sans transport de matière mais avec transport d’énergie.

  • Onde transversale : la direction de la perturbation est perpendiculaire à la direction de propagation (corde, surface de l’eau).
  • Onde longitudinale : la direction de la perturbation est parallèle à la direction de propagation (ressort, son).

L’onde sonore

Le son se propage par compression-dilatation des couches du milieu ; il ne se propage pas dans le vide. Les ultrasons ont une fréquence supérieure à 20 kHz.

Propriétés générales

  • Onde unidimensionnelle (corde), bidimensionnelle (surface de l’eau), tridimensionnelle (son).
  • Deux ondes qui se croisent se superposent puis continuent sans se perturber.

Vitesse de propagation

V = d / Δt

La célérité ne dépend que du milieu. Pour une corde : V = √(F/μ), avec μ = m/l la masse linéique. On a Vsolide > Vliquide > Vgaz.

MilieuAir 0 °CAir 15 °CHéliumEau 20 °CGlaceVerreAcier
V (m·s⁻¹)3323409561480320053005900

Retard temporel

τ = SM / V yM(t) = yS(t − τ)
Oscilloscope. τ = nombre de divisions × sensibilité horizontale. Exemple : 5 div × 2 ms/div = 10 ms.
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Les ondes mécaniques progressives périodiques الدورية

Double périodicité

  • Périodicité temporelle : la période T est la plus petite durée au bout de laquelle la perturbation se reproduit identique à elle-même.
  • Périodicité spatiale : la longueur d’onde λ est la distance parcourue par l’onde pendant une période.
N = 1 / T

Onde sinusoïdale

y(t) = A·sin(2πt/T + φ) V = λ / T = λ·N

A : amplitude ; T : période (s) ; φ : phase à l’origine ; N : fréquence (Hz).

Comparer deux points M et N

  • MN = k·λ (k ∈ ℕ*) : M et N vibrent en phase.
  • MN = (k + ½)·λ : M et N vibrent en opposition de phase.

Diffraction

Modification de la forme et de la direction d’une onde au voisinage d’une ouverture ou d’un obstacle de dimension a ≤ λ. La longueur d’onde ne change pas.

Dispersion

Un milieu est dispersif si la célérité de l’onde dépend de sa fréquence (l’eau est dispersive, l’air ne l’est pas).

Exercice. Un vibreur de fréquence 15 Hz, avec d = 2λ = 8 cm. V = λ·N = 0,04 × 15 = 0,6 m·s⁻¹
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Propagation d’une onde lumineuse انتشار موجة ضوئية

Nature ondulatoire de la lumière

Une fente fine éclairée par un laser donne une figure de diffraction : une tache centrale large entourée de franges brillantes et sombres. La lumière se comporte comme une onde électromagnétique.

  • Plus la fente est étroite, plus la tache centrale est large.
  • Quand D augmente, L augmente.
  • Quand λ diminue, L diminue.

Propriétés

  • Lumière monochromatique : une seule radiation (laser). Polychromatique : plusieurs radiations (lumière blanche).
  • Domaine visible : de 400 nm (violet) à 800 nm (rouge).
c = λ₀·ν   |   V = λ·ν

c ≈ 3·10⁸ m·s⁻¹ dans le vide. La fréquence ne dépend pas du milieu, la longueur d’onde si.

Diffraction d’une onde lumineuse

Condition : a ≤ λ. L’écart angulaire θ est exprimé en radian.

θ = λ / a   ;   θ ≈ tan θ = L / 2D   ⇒   L = 2·λ·D / a
Trou circulaire : θ = 1,22·λ/d.

Dispersion par un prisme

n = c / V   ;   n₁·sin i₁ = n₂·sin i₂ sin i = n·sin r  ;  sin i′ = n·sin r′  ;  A = r + r′  ;  D = i + i′ − A

L’indice n dépend de λ : le rayon rouge et le rayon violet n’ont pas la même déviation D. La lumière blanche est donc décomposée.

2ème partie : Transformations chimiques
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Transformations lentes et rapides, suivi temporel

Oxydoréduction (rappel)

Un oxydant capte des électrons, un réducteur en cède. Demi-équation : Ox + n e⁻ ⇄ Red.

Rapide ou lente

  • Rapide : évolution impossible à suivre à l’œil ou aux appareils (I₂ + thiosulfate, combustion du butane).
  • Lente : évolution suivie pendant une certaine durée (I⁻ + H₂O₂, oxydation du fer).

Facteurs cinétiques : température, concentration initiale des réactifs, catalyseur, nature du solvant. Plus ils sont élevés, plus la transformation est rapide.

Vitesse volumique de réaction

v = (1/V)·dx/dt

On trace la tangente à x = f(t) à l’instant ti ; son coefficient directeur vaut dx/dt. La vitesse diminue au cours du temps et tend vers 0.

Exemple. V = 100 mL ; Δx/Δt = (22 − 10)/(8 − 0) mmol·min⁻¹. v = 15 mmol·L⁻¹·min⁻¹

Temps de demi-réaction

x(t1/2) = xf / 2  =  xmax / 2

Sur la courbe : on repère xmax (asymptote), puis l’abscisse de l’ordonnée xmax/2.

Techniques de suivi

MéthodeGrandeur mesuréeLien avec x
Dosage[I₂]x(t) = [I₂]·VT
PressionΔP = P − P₀x = ΔP·V / (R·T)
Conductimétrieσx(t) = (xmax/σf)·σ(t)

Microscopiquement, seuls les chocs efficaces (énergie suffisante pour rompre les liaisons) mènent à une réaction.

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Transformations non totales, équilibre, acide-base

pH et avancement

pH = −log [H₃O⁺]   ⇔   [H₃O⁺] = 10−pH τ = xf / xmax
  • τ = 1 : transformation totale (xf = xmax).
  • τ < 1 : transformation limitée.

Quotient de réaction et constante d’équilibre

Pour aA + bB ⇄ cC + dD (seules les espèces dissoutes interviennent) :

Qr = [C]c·[D]d / ([A]a·[B]b)   ;   K = Qr,éq

K est sans unité et ne dépend que de la température. Si K ≥ 10⁴, la transformation est considérée comme totale.

Eau et couples acide/base

Ke = [H₃O⁺]·[HO⁻] = 10−14 à 25 °C   ;   pKe = 14 KA = [A⁻]·[H₃O⁺] / [HA]   ;   pH = pKA + log([A⁻]/[HA])
  • pH < pKA : l’acide HA prédomine.
  • pH > pKA : la base A⁻ prédomine.
K = KA1 / KA2 = 10pKA2 − pKA1

Dosage acido-basique

Réaction totale, rapide et unique. À l’équivalence :

CA·VA = CB·VB,E

L’équivalence se repère par la méthode des tangentes, la courbe dérivée dpH/dV, ou un indicateur coloré dont la zone de virage contient pHE.

Partie Nucléaire
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Décroissance radioactive التناقص الاشعاعي

Noyaux et radioactivité

Noyau AZX : A nucléons, Z protons, N = A − Z neutrons. Les isotopes ont le même Z mais des A différents.

Lois de Soddy : conservation du nombre de nucléons et du nombre de charges.

TypeÉquation généraleExemple
αAZX → A−4Z−2Y + 42He238U → 234Th + α
β⁻AZX → AZ+1Y + 0−1e14C → 14N + e⁻
β⁺AZX → AZ−1Y + 0+1e30P → 30Si + e⁺

Loi de décroissance

N(t) = N₀·e−λt τ = 1/λ   ;   t1/2 = ln 2 / λ a(t) = −dN/dt = λ·N(t) = a₀·e−λt

L’activité s’exprime en becquerel (Bq) ; 1 Ci = 3,7·10¹⁰ Bq.

Datation au carbone 14

t = −(t1/2 / ln 2)·ln(amort / avivant)

Protection : les rayons α sont arrêtés par une feuille de papier, les β par quelques millimètres de métal, les γ par du plomb ou du béton épais.

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Noyaux, masse et énergie التكافؤ كتلة-طاقة

E = m·c²
  • 1 u = 1,66·10⁻²⁷ kg = 931,5 MeV/c²
  • 1 eV = 1,6·10⁻¹⁹ J

Énergie de liaison

Δm = Z·mp + (A − Z)·mn − m(X) El = Δm·c²   ;   ξ = El / A

Un noyau est d’autant plus stable que son énergie de liaison par nucléon ξ est grande. Les noyaux stables ont 20 < A < 190 (ξ entre 8 et 9 MeV/nucléon).

Fission et fusion

  • Fission : un noyau lourd (A > 190) éclate en deux noyaux plus légers sous l’impact d’un neutron.
  • Fusion : deux noyaux légers (A < 20) forment un noyau plus lourd et plus stable.

Bilan énergétique

ΔE = [m(X₃) + m(X₄) − m(X₁) − m(X₂)]·c² = (El1 + El2) − (El3 + El4)

Si ΔE < 0, la réaction libère de l’énergie : Elibérée = |ΔE|.

3ème partie : L’électricité
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Dipôle RC

Le condensateur

Deux armatures conductrices séparées par un isolant. Sa charge q = qA = −qB.

i = dq/dt   ;   q = C·uC   ;   i = C·duC/dt
AssociationCapacité équivalente
Série1/C = 1/C₁ + 1/C₂
ParallèleC = C₁ + C₂

Réponse à un échelon montant (charge)

RC·duC/dt + uC = E uC(t) = E·(1 − e−t/τ)   ;   i(t) = (E/R)·e−t/τ

Décharge

RC·duC/dt + uC = 0   ⇒   uC(t) = E·e−t/τ

Constante de temps

τ = R·C   ;   durée du régime transitoire ≈ 5τ

Charge : uC(τ) = 0,63·E. Décharge : uC(τ) = 0,37·E. On peut aussi lire τ à l’intersection de la tangente à l’origine avec l’asymptote (charge) ou l’axe du temps (décharge).

Énergie emmagasinée

Ee = ½·C·uC² = ½·q·uC = ½·q²/C
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Dipôle RL

La bobine (L, r)

uL(t) = L·di/dt + r·i

Pour un courant constant, la bobine se comporte comme un conducteur ohmique de résistance r. Elle retarde l’établissement et l’annulation du courant.

Établissement du courant (échelon montant)

Avec RT = R + r :

(L/RT)·di/dt + i = E/RT i(t) = Ip·(1 − e−t/τ)  ;  Ip = E/RT  ;  τ = L/RT

Annulation du courant

(L/RT)·di/dt + i = 0   ⇒   i(t) = I₀·e−t/τ

Analyse dimensionnelle : [τ] = [L]/[R] = T, donc τ s’exprime en secondes.

Énergie emmagasinée

Ee = ½·L·i²
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Oscillations libres dans un circuit RLC série

Régimes

RégimeRésistance totale RTAllure de uC
Pseudopériodiquefaibleoscillations amorties
Apériodiquegranderetour à 0 sans oscillation
PériodiqueRT = 0amplitude constante

Équations différentielles

d²uC/dt² + (RT/L)·duC/dt + (1/LC)·uC = 0

Le terme en RT est responsable de l’amortissement.

Circuit LC idéal

d²uC/dt² + (1/LC)·uC = 0 uC(t) = E·cos(2πt/T₀)   ;   T₀ = 2π·√(LC)

uC et i sont en quadrature de phase.

Énergie

ET = ½·C·uC² + ½·L·i²
  • Circuit LC : dET/dt = 0, l’énergie totale est constante et passe du condensateur à la bobine.
  • Circuit RLC : dET/dt = −RT·i² < 0, l’énergie est dissipée par effet Joule.

Entretien des oscillations

On ajoute en série un générateur qui délivre uG = k·i. Les oscillations sont non amorties si :

RT = k
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