Quantité d’électricité mise en jeu lors d’une électrolyse
Lors d’une électrolyse, le générateur de tension continue débite un courant d’intensité constante \(I\) pendant une durée \(\Delta t\).
La quantité d’électricité \(Q\) qui traverse le circuit est donnée par la relation fondamentale :
où :
- \(I\) : intensité du courant (en ampères, A)
- \(\Delta t\) : durée de l’électrolyse (en secondes, s)
- \(Q\) : charge électrique (en coulombs, C)
D’autre part, cette charge électrique est transportée par les électrons. Si \(n(e^-)\) est la quantité de matière d’électrons échangés pendant l’électrolyse, alors :
\[ Q = n(e^-) \cdot F \]où \(F\) est la constante de Faraday :
\[ F = N_A \cdot e \approx 96500\ \text{C·mol}^{-1} \]\(N_A\) : nombre d’Avogadro (\(6,02\times10^{23}\ \text{mol}^{-1}\)) ; \(e\) : charge élémentaire (\(1,602\times10^{-19}\ \text{C}\)).
Cette relation permet de relier les grandeurs électriques (\(I, \Delta t\)) à la quantité de matière transformée via le nombre d’électrons \(n(e^-)\) et la constante de Faraday.
✎ À retenir :
• La charge électrique totale est \(Q = I \cdot \Delta t\).
• La charge est aussi proportionnelle à la quantité d’électrons : \(Q = n(e^-) \cdot F\).
• La constante de Faraday \(F = 96500\ \text{C·mol}^{-1}\) est la charge d’une mole d’électrons.
• Ces relations sont à la base de la loi de Faraday pour l’électrolyse.
