🔌 Dipôle RL

Dipôle RL | Bobine | Tension uL = L·di/dt + r·i

🔌 Dipôle RL | Bobine

3ème partie : L’électricité · Niveau : 2BAC SPF
1 La bobine الوشيعة
1.1 Définition et symbole d’une bobine

Une bobine est un dipôle électrique constitué d’un enroulement d’un fil métallique conducteur (généralement en cuivre) autour d’un cylindre isolant. Le fil est recouvert d’une gaine ou d’un vernis isolant.

Son symbole dans le circuit électrique est :

  • \(L\) : inductance de la bobine, son unité est le Henry (H).
  • \(r\) : résistance interne de la bobine (en \(\Omega\)).

⚠️ Remarque : Si la résistance interne de la bobine est négligeable (\(r = 0\)) → bobine parfaite. Son symbole devient :

1.2 La tension aux bornes d’une bobine

La tension \(u_L\) aux bornes d’une bobine d’inductance \(L\) et de résistance interne \(r\) parcourue par un courant électrique d’intensité \(i\) est donnée par :

\(\boxed{u_L(t) = L \dfrac{di}{dt} + r \cdot i}\)
📌 Cas particuliers
🔋 Bobine parfaite (r = 0)
\(u_L(t) = L \dfrac{di}{dt}\)

La tension est proportionnelle à la dérivée du courant.

⚡ Courant constant (i = Cte)
\(\dfrac{di}{dt} = 0 \quad \Rightarrow \quad u_L(t) = r \cdot i\)

La bobine se comporte comme un conducteur ohmique de résistance \(r\).

1.3 L’influence de la bobine sur le courant électrique dans un circuit

📌 Montage avec deux lampes identiques L₁ et L₂, bobine (L, r) et résistance R avec R = r

🔛 Fermeture de K

On remarque que la lampe L₂ s’allume avant L₁.
La bobine retarde l’établissement du courant.

🔛 Ouverture de K

On remarque que la lampe L₂ s’éteint avant L₁.
La bobine retarde l’annulation du courant.

💡 Conclusion : La bobine retarde l’établissement et l’annulation du courant électrique dans le circuit. Elle s’oppose aux variations du courant (loi de Lenz).

\(u_L = L \dfrac{di}{dt} + r i\)

Le terme \(L \dfrac{di}{dt}\) représente la force électromotrice d’auto-induction qui s’oppose aux variations du courant.

📌 Récapitulatif – Bobine ملخص
🔋 Tension aux bornes

\(u_L(t) = L \dfrac{di}{dt} + r \cdot i\)

⚡ Bobine parfaite (r = 0)

\(u_L(t) = L \dfrac{di}{dt}\)

🔌 Régime continu (i = Cte)

\(u_L(t) = r \cdot i\) (comportement ohmique)

⏱️ Influence

Retarde l’établissement et l’annulation du courant

💡 À retenir :
  • Une bobine s’oppose aux variations du courant qui la traverse.
  • Son inductance \(L\) (en Henry) caractérise cette opposition.
  • En régime continu (courant constant), la bobine se comporte comme une simple résistance \(r\).
🔌 Bobine — \( u_L(t) = L \cdot \frac{di}{dt} + r \cdot i \) · \( L \) : inductance (H) · \( r \) : résistance interne (Ω) · S’oppose aux variations du courant
Chapitre 7 – Dipôle RL | 2BACSPF
Prof : Chouikhi Otmane  ·  Physique-Chimie  ·  Safi

Chapitre 7 — Dipôle RL

3ème partie : L’électricité  |  Niveau : 2BACSPF

La bobine

❶❶ Définition, constitution et symbole

Une bobine (ou inductance) est un dipôle passif constitué d’un enroulement hélicoïdal d’un fil métallique conducteur — généralement du cuivre — autour d’un noyau (cylindre isolant ou ferromagnétique). Le fil est recouvert d’une gaine ou d’un vernis isolant pour éviter les courts-circuits entre les spires.

On distingue deux types :

  • Bobine à noyau d’air : inductance plus faible, pertes minimales.
  • Bobine à noyau de fer (ferrite) : inductance élevée, utilisée dans les transformateurs et filtres.

Une bobine est modélisée par deux grandeurs physiques :

SymboleNomUnitéSignification physique
\(L\)InductanceHenry (H)Capacité à stocker de l’énergie magnétique ; liée au nombre de spires et à la géométrie
\(r\)Résistance interneOhm (Ω)Résistance du fil de cuivre — cause des pertes par effet Joule
Symbole circuit :
Bobine réelle \((L, r)\) : une série de demi-cercles + résistance en série.
Bobine idéale \((r = 0)\) : série de demi-cercles seuls.

❶❷ Tension aux bornes d’une bobine — démonstration

Lorsqu’un courant variable \(i(t)\) traverse une bobine, il crée un flux magnétique variable \(\Phi\) dans le noyau. Par la loi de Faraday, cette variation de flux induit une force électromotrice (f.é.m.) d’auto-induction opposée à la cause qui lui donne naissance (loi de Lenz).

▸ Démonstration

1
Flux magnétique : Pour \(n\) spires, le flux total est \(\Phi_{total} = n\,\Phi = L\,i\), où \(L\) est l’inductance propre.
2
Loi de Faraday : La f.é.m. induite est \(e = -\dfrac{d(L\,i)}{dt} = -L\,\dfrac{di}{dt}\)
3
Modèle du dipôle : La bobine réelle est équivalente à une bobine idéale en série avec \(r\). En convention récepteur : \[u_L = -e + r\,i = L\,\frac{di}{dt} + r\,i\]
Formule fondamentale — tension bobine
$$\boxed{u_L(t) = L\,\frac{di}{dt} + r\,i}$$
Cas particuliers :
  • Si \(r = 0\) (bobine idéale) : \(\displaystyle u_L = L\,\frac{di}{dt}\)
  • Si \(i = \text{constante}\) (\(\frac{di}{dt} = 0\)) : \(u_L = r\cdot i\) → la bobine se comporte comme un simple conducteur ohmique de résistance \(r\).
  • En régime continu établi (\(t \to \infty\)) : \(u_L = r\cdot I_p\), et si \(r \approx 0\), \(u_L \to 0\).

❶❸ Influence de la bobine sur le courant

Expérience : Deux lampes identiques L₁ et L₂, l’une en série avec une bobine \((L, r)\), l’autre avec un conducteur ohmique \(R = r\), sont branchées en parallèle sur un générateur de tension \(E\).

ActionObservationExplication
Fermeture de K L₂ s’allume avant L₁ La bobine s’oppose à l’augmentation rapide de courant (f.é.m. contra-directe)
Ouverture de K L₂ s’éteint avant L₁ La bobine maintient le courant en restituant son énergie magnétique
Conclusion : La bobine retarde l’établissement et l’annulation du courant électrique. Elle joue un rôle d’inertie électrique analogue à l’inertie mécanique d’une masse.

Réponse d’un dipôle RL à un échelon de tension

❷❶ Définitions et montage

Le dipôle RL est l’association en série d’un conducteur ohmique de résistance \(R\) et d’une bobine \((L,\,r)\). La résistance totale du dipôle est :

$$R_T = R + r$$

Le montage comporte une source de tension \(E\), un interrupteur K, une diode de protection D, et le dipôle RL.

  • Fermeture de K à \(t = 0\) → le dipôle RL reçoit un échelon montant de tension \(E\) → établissement du courant.
  • Ouverture de K à \(t = 0\) → le dipôle RL est court-circuité → échelon descendantannulation du courant.
⚠ Rôle de la diode D : Lors de l’ouverture de K, la bobine génère une surtension très élevée (\(u_L\) peut être >> \(E\)) qui provoquerait des étincelles dangereuses aux bornes de K. La diode D (en antiparallèle) offre un chemin de décharge à la bobine et protège le circuit.

❷❷ Réponse à un échelon montant — Établissement du courant

▸ Conditions initiales et loi des mailles

1
Condition initiale : avant fermeture de K, le courant est nul. Le courant ne peut pas sauter instantanément (propriété fondamentale de la bobine). Donc : \(i(0^+) = i(0^-) = 0\)
2
Loi des mailles (Kirchhoff) : \[E = u_R + u_L = R\,i + L\,\frac{di}{dt} + r\,i = R_T\,i + L\,\frac{di}{dt}\]
3
Équation différentielle du 1er ordre : \[\frac{L}{R_T}\,\frac{di}{dt} + i = \frac{E}{R_T}\] On pose \(\tau = \dfrac{L}{R_T}\) et \(I_p = \dfrac{E}{R_T}\) : \[\tau\,\frac{di}{dt} + i = I_p\]

▸ Résolution complète de l’équation différentielle

1
Forme de la solution générale : La solution d’une équation différentielle linéaire du 1er ordre est la somme d’une solution particulière et de la solution de l’équation homogène : \[i(t) = i_{particulière} + i_{homogène} = A + B\,e^{-t/\tau}\]
2
Détermination de \(A\) et \(\tau\) :
On substitue \(i = A + Be^{-t/\tau}\) et \(\dfrac{di}{dt} = -\dfrac{B}{\tau}e^{-t/\tau}\) dans l’équation : \[\tau\!\left(-\frac{B}{\tau}e^{-t/\tau}\right) + A + Be^{-t/\tau} = I_p\] \[-Be^{-t/\tau} + A + Be^{-t/\tau} = I_p \quad\Rightarrow\quad A = I_p = \frac{E}{R_T}\] Le terme en \(e^{-t/\tau}\) s’annule pour tout \(t\) : \(\tau\) est libre → on le identifie comme \(\tau = L/R_T\).
3
Détermination de \(B\) par la condition initiale : \[i(0) = A + B\,e^0 = A + B = 0 \quad\Rightarrow\quad B = -A = -\frac{E}{R_T}\]
4
Solution finale : \[i(t) = \frac{E}{R_T} – \frac{E}{R_T}\,e^{-t/\tau} = \frac{E}{R_T}\!\left(1-e^{-t/\tau}\right)\]
Résultats — Établissement du courant
$$i(t) = I_p\!\left(1 – e^{-t/\tau}\right) \qquad I_p = \frac{E}{R_T} \qquad \tau = \frac{L}{R_T}$$ $$u_R(t) = E\,\frac{R}{R_T}\!\left(1-e^{-t/\tau}\right) \qquad u_L(t) = E\left[1 – \frac{R}{R_T}\!\left(1-e^{-t/\tau}\right)\right]$$

▸ Comportement aux limites

Instant\(i(t)\)\(u_R(t)\)\(u_L(t)\)Interprétation
\(t = 0\) \(0\) \(0\) \(E\) Tout le voltage est absorbé par la bobine ; le courant ne peut pas sauter
\(t = \tau\) \(0{,}63\,I_p\) \(0{,}63\,E\cdot\frac{R}{R_T}\) \(0{,}37\,E\) Le courant a atteint 63 % de sa valeur finale
\(t = 5\tau\) \(\approx I_p\) \(\approx E\cdot\frac{R}{R_T}\) \(\approx 0\) Régime permanent : courant constant, bobine = résistance \(r\)
\(t \to \infty\) \(I_p = \frac{E}{R_T}\) \(E\cdot\frac{R}{R_T}\) \(E\cdot\frac{r}{R_T}\) État final — courant de plateau

▸ Courbe de \(i(t)\) — Établissement

t i(t) Iₚ = E/Rₜ τ 0,63Iₚ tangente 0 i(t) = Iₚ(1−e⁻ᵗ/τ)
Fig. 1 — Courbe d’établissement du courant dans un dipôle RL

❷❸ Réponse à un échelon descendant — Annulation du courant

▸ Mise en équation

1
Condition initiale : juste avant ouverture de K, le courant était en régime permanent. Par continuité du courant dans la bobine : \[i(0^+) = I_0 = \frac{E}{R_T}\]
2
Circuit après ouverture : la source \(E\) est déconnectée. La bobine se décharge dans \(R_T\). Loi des mailles : \[u_L + u_R = 0 \quad\Rightarrow\quad L\,\frac{di}{dt} + R_T\,i = 0\]
3
Équation différentielle homogène : \[\tau\,\frac{di}{dt} + i = 0 \quad \text{avec} \quad \tau = \frac{L}{R_T}\]
4
Solution : \(i(t) = A\,e^{-t/\tau}\). Condition initiale : \(i(0) = A = I_0\) d’où : \[i(t) = I_0\,e^{-t/\tau}\]
Résultats — Annulation du courant
$$i(t) = I_0\,e^{-t/\tau} \qquad I_0 = \frac{E}{R_T} \qquad \tau = \frac{L}{R_T}$$ $$u_R(t) = E\,\frac{R}{R_T}\,e^{-t/\tau} \qquad u_L(t) = -E\,\frac{R}{R_T}\,e^{-t/\tau}$$
Remarque importante : \(u_L(t) < 0\) lors de l'annulation. La bobine restitue son énergie magnétique et devient source de tension. C’est cette surtension qui justifie la présence de la diode de protection.

▸ Comportement aux limites — Annulation

Instant\(i(t)\)\(u_R(t)\)\(u_L(t)\)
\(t = 0\)\(I_0\)\(E\cdot\frac{R}{R_T}\)\(-E\cdot\frac{R}{R_T}\)
\(t = \tau\)\(0{,}37\,I_0\)\(0{,}37\,E\cdot\frac{R}{R_T}\)\(-0{,}37\,E\cdot\frac{R}{R_T}\)
\(t \to \infty\)\(0\)\(0\)\(0\)

▸ Courbe de \(i(t)\) — Annulation

t i(t) I₀ τ 0,37I₀ tangente 0 i(t) = I₀ e⁻ᵗ/τ
Fig. 2 — Courbe d’annulation du courant dans un dipôle RL

❷❹ Constante de temps \(\tau\)

▸ Définition

La constante de temps caractérise la rapidité du régime transitoire :

$$\boxed{\tau = \frac{L}{R_T} = \frac{L}{R+r}} \qquad [\tau] = \text{seconde (s)}$$

▸ Analyse dimensionnelle

1
Résistance : \([R] = \dfrac{[U]}{[I]} = \dfrac{\text{V}}{\text{A}} = \Omega\)
2
Inductance : de \(u_L = L\dfrac{di}{dt}\) → \([L] = \dfrac{[U]\cdot[T]}{[I]} = \dfrac{\text{V}\cdot\text{s}}{\text{A}} = \text{H}\)
3
Donc : \(\left[\dfrac{L}{R}\right] = \dfrac{\text{V}\cdot\text{s}/\text{A}}{\text{V}/\text{A}} = \text{s}\) ✓

▸ Influence de \(\tau\) sur la durée du régime transitoire

\(t\)\(i(t)/I_p\) (montant)\(i(t)/I_0\) (descendant)
\(\tau\)63,2 %36,8 %
\(2\tau\)86,5 %13,5 %
\(3\tau\)95,0 %5,0 %
\(4\tau\)98,2 %1,8 %
\(5\tau\)99,3 %0,7 %
Convention : On considère que le régime transitoire est terminé après \(\Delta t \approx 5\tau\) (erreur < 1 % par rapport à la valeur finale).

▸ Détermination graphique de \(\tau\)

Établissement \(\left[i(t) = I_p(1-e^{-t/\tau})\right]\) Annulation \(\left[i(t) = I_0\,e^{-t/\tau}\right]\)
Méthode 1 À \(t = \tau\) : \(i = 0{,}63\,I_p\) → lire l’abscisse correspondant à l’ordonnée \(0{,}63\,I_p\) À \(t = \tau\) : \(i = 0{,}37\,I_0\) → lire l’abscisse correspondant à l’ordonnée \(0{,}37\,I_0\)
Méthode 2 Tracer la tangente en \(t=0\) : elle coupe la droite \(i = I_p\) en \(t = \tau\) Tracer la tangente en \(t=0\) : elle coupe l’axe des abscisses en \(t = \tau\)

❷❺ Tableau récapitulatif comparatif

🔵 Synthèse — Dipôle RL : établissement vs annulation
GrandeurÉtablissement (fermeture K)Annulation (ouverture K)
Condition initiale\(i(0) = 0\)\(i(0) = I_0 = E/R_T\)
Équation différentielle\(\tau\dfrac{di}{dt} + i = I_p\)\(\tau\dfrac{di}{dt} + i = 0\)
Solution \(i(t)\)\(I_p\!\left(1-e^{-t/\tau}\right)\)\(I_0\,e^{-t/\tau}\)
\(u_R(t)\)\(E\dfrac{R}{R_T}\!\left(1-e^{-t/\tau}\right)\)\(E\dfrac{R}{R_T}\,e^{-t/\tau}\)
\(u_L(t)\)\(E\!\left[1-\dfrac{R}{R_T}\!\left(1-e^{-t/\tau}\right)\right]\)\(-E\dfrac{R}{R_T}\,e^{-t/\tau}\)
Valeur à \(t=0\)\(i=0\), \(u_L=E\)\(i=I_0\), \(u_L=-E R/R_T\)
Valeur à \(t\to\infty\)\(i=I_p\), \(u_L=Er/R_T\)\(i=0\), \(u_L=0\)
Constante \(\tau\)\(\tau = \dfrac{L}{R_T} = \dfrac{L}{R+r}\)

Énergie emmagasinée dans une bobine

Quand un courant \(i\) circule dans une bobine d’inductance \(L\), un champ magnétique est créé dans le noyau. Ce champ stocke de l’énergie sous forme magnétique, à l’image d’un condensateur qui stocke de l’énergie électrique.

▸ Dérivation

1
Puissance instantanée reçue par la bobine idéale (\(r=0\)) : \[P_e(t) = u_L \cdot i = L\,\frac{di}{dt} \cdot i\]
2
On reconnaît une dérivée : \(L\,i\,\dfrac{di}{dt} = \dfrac{d}{dt}\!\left(\dfrac{1}{2}L\,i^2\right)\)
3
Donc \(P_e = \dfrac{dE_e}{dt}\), ce qui donne par intégration : \[E_e = \frac{1}{2}\,L\,i^2\]
Énergie magnétique emmagasinée
$$\boxed{E_e = \frac{1}{2}\,L\,i^2}$$

\(E_e\) en Joule (J)  ·  \(L\) en Henry (H)  ·  \(i\) en Ampère (A)

MomentÉnergie \(E_e\)Commentaire
\(t = 0\)\(0\)Bobine déchargée, pas de courant
\(t = \tau\)\(\frac{1}{2}L\,(0{,}63\,I_p)^2 \approx 0{,}40\,E_{e,max}\)40 % de l’énergie maximale
\(t \to \infty\)\(\dfrac{1}{2}L\,I_p^2 = \dfrac{L\,E^2}{2R_T^2}\)Énergie maximale stockée
Analogie : La bobine (inductance \(L\)) est l’analogue électrique d’une masse mécanique \(m\). L’énergie cinétique \(\frac{1}{2}mv^2\) correspond à \(\frac{1}{2}Li^2\), le courant \(i\) jouant le rôle de la vitesse \(v\).

Exemples numériques résolus

Exemple 1 — Établissement du courant

Un dipôle RL est constitué d’une résistance \(R = 100\,\Omega\), d’une bobine d’inductance \(L = 0{,}5\,\text{H}\) et de résistance interne \(r = 20\,\Omega\). On applique un échelon de tension \(E = 12\,\text{V}\) à \(t = 0\).

Calculer : \(R_T\), \(I_p\), \(\tau\), \(i(2\tau)\), et l’énergie finale.

1
\(R_T = R + r = 100 + 20 = 120\,\Omega\)
2
\(I_p = \dfrac{E}{R_T} = \dfrac{12}{120} = 0{,}1\,\text{A} = 100\,\text{mA}\)
3
\(\tau = \dfrac{L}{R_T} = \dfrac{0{,}5}{120} \approx 4{,}17\,\text{ms}\)
4
\(i(2\tau) = I_p(1-e^{-2}) = 0{,}1 \times (1 – 0{,}135) \approx 86{,}5\,\text{mA}\)
5
\(E_{e,max} = \dfrac{1}{2}L I_p^2 = \dfrac{1}{2} \times 0{,}5 \times (0{,}1)^2 = 2{,}5\,\text{mJ}\)
Exemple 2 — Lecture graphique de τ

Un oscilloscope montre que le courant dans un circuit RL atteint \(0{,}63 \times I_p = 315\,\text{mA}\) à \(t = 2\,\text{ms}\). La résistance totale est \(R_T = 50\,\Omega\).

Trouver \(\tau\), \(L\), \(I_p\) et \(E\).

1
Par définition : \(i(\tau) = 0{,}63\,I_p\) → \(\tau = 2\,\text{ms}\)
2
\(L = \tau \times R_T = 2 \times 10^{-3} \times 50 = 0{,}1\,\text{H}\)
3
\(I_p = \dfrac{315}{0{,}63} = 500\,\text{mA} = 0{,}5\,\text{A}\)
4
\(E = I_p \times R_T = 0{,}5 \times 50 = 25\,\text{V}\)
Exemple 3 — Annulation du courant

Dans le même circuit de l’exemple 1, on ouvre K à \(t = 0\) alors que \(I_0 = 100\,\text{mA}\). Calculer \(i\) et \(u_L\) à \(t = \tau\).

1
\(i(\tau) = I_0\,e^{-1} = 0{,}1 \times 0{,}368 \approx 36{,}8\,\text{mA}\)
2
\(u_R(\tau) = R_T \times i(\tau) = 120 \times 0{,}0368 \approx 4{,}4\,\text{V}\)
3
\(u_L(\tau) = -u_R(\tau) \approx -4{,}4\,\text{V}\)
(La bobine restitue son énergie avec une tension négative)
|  Chapitre 7 : Dipôle RL  |  2BACSPF  |  Physique-Chimie — Safi